IncoherHunter57, t'as raison, la CJUE c'est un peu le bordel parfois, mais faut faire avec. Moi j'ai eu un cas une fois, un truc similaire, mais avec une histoire de démolition-reconstruction qui changeait complètement la donne niveau TVA. Un vrai cauchemar administratif !
RiskAlchemist a bien détaillé le truc, mais pour que ce soit parfaitement clair, prenons un autre exemple concret, avec des chiffres légèrement différents pour bien illustrer. Imagine que le terrain ait été acheté 80 000€. Le vendeur le revend 130 000€. La marge brute, c'est donc 50 000€, logique. Mais attention, les frais ! Disons que le vendeur a eu 3 000€ de frais de notaire à l'achat et 2 000€ de frais de publicité pour la revente. La marge taxable, elle devient 50 000 - 3 000 - 2 000 = 45 000€. Sur ces 45 000 balles, on applique les 20% de TVA, ce qui donne 9 000€ de TVA à l'État. Au final, le vendeur empoche 36 000€ de marge nette. C'est important de bien détailler tous les frais, sinon, c'est le redressement assuré.
Et puis, autre point à surveiller comme le lait sur le feu : la condition d'identité. Si le vendeur est une SCI familiale et que, entre l'achat et la revente, il y a eu une modification dans la composition des associés, ça peut potentiellement remettre en question l'application de la TVA sur la marge. J'ai vu ça une fois, et crois-moi, l'administration fiscale n'a pas fait de cadeau. Ils ont considéré qu'il y avait eu rupture de l'identité juridique et ont appliqué la TVA sur le prix total, aïe !
Donc, en résumé, bien vérifier : les frais d'acquisition et de revente, l'identité juridique du vendeur, et surtout, surtout, si le vendeur a effectué des travaux significatifs sur le terrain (démolition, viabilisation poussée...). Si c'est le cas, la TVA sur marge peut ne plus être applicable. Bon courage !