Salut RiskAlchemist,
C'est une excellente initiative de s'interroger sur les tenants et aboutissants de la RCP. C'est un sujet qui peut paraître nébuleux, mais qui est pourtant essentiel pour la pérennité de nos entreprises.
Pour ce qui est des limites de couverture, il faut vraiment éplucher les conditions générales et particulières de votre contrat. Certaines exclusions peuvent être rédhibitoires selon votre secteur d'activité. Par exemple, une exclusion concernant les dommages environnementaux peut être catastrophique pour une entreprise industrielle. Généralement, on retrouve des plafonds d'indemnisation par sinistre et par année, ainsi que des franchises plus ou moins élevées. N'hésitez pas à négocier ces éléments avec votre assureur.
Le calcul des primes, lui, est un peu une boîte noire. Les assureurs prennent en compte un tas de facteurs, comme tu l'as mentionné : le secteur d'activité (un secteur à risque élevé comme le BTP aura des primes plus importantes), la taille de l'entreprise (le chiffre d'affaires est souvent un indicateur clé), l'historique des sinistres (si vous avez déjà eu des sinistres, ça va impacter la prime), et même la zone géographique. Ils utilisent des modèles statistiques complexes pour évaluer le risque et fixer la prime. Ce que je trouve parfois contestable...
L'impact sur le bilan en cas de sinistre important, c'est là où ça devient vraiment sensible. Si l'indemnisation versée par l'assurance ne couvre pas l'intégralité du préjudice, c'est votre entreprise qui devra supporter le reste. Ça peut aller de quelques milliers d'euros à des sommes considérables qui peuvent mettre en péril la santé financière de l'entreprise, voire entraîner sa faillite. D'où l'intérêt de bien calibrer ses garanties et ses franchises. Dans certains cas, il peut être judicieux de souscrire une assurance "protection juridique" en complément de la RCP pour prendre en charge les frais de défense en cas de litige.
En creusant, j'ai trouvé une étude qui estimait que près de 30% des PME ne sont pas correctement assurées en RCP, soit par manque d'information, soit par souci de réduire les coûts. C'est un pari risqué quand on sait que le coût moyen d'un sinistre RCP peut facilement dépasser les 10 000 euros. De plus, il est important de noter que l'absence d'assurance RCP peut engager la responsabilité personnelle du dirigeant en cas de faute grave.
Perso, j'ai eu une petite boite de consulting, et on avait vraiment tout passé au peigne fin avec mon assureur. Ça m'a évité quelques nuits blanches, crois-moi.
Bon courage dans tes démarches !